Programmation et activités
articule présente une nouvelle formule de déprogrammation pour l’automne 2026. Le centre se trouve à une période charnière de son existence puisque nous serons amenés à déménager au mois d’octobre. À cette croisée des chemins, et en prévision des chamboulements dans le calendrier et la logistique de programmation, l’équipe d’articule a lancé un appel à l’automne dernier afin de recueillir des propositions qui considéreraient cette incertitude comme une opportunité de dévoiler une formule inédite.
very abstract and a little bit harsh : une projection et une lecture de poésie retraçant la conscience politique qui sous-tend la pratique de Lily Jue Sheng à travers dix années d’expérience dans le contexte des économies cinématographiques précaires. Le programme sera accompagné d’une brève lecture de poésie s’inspirant des luttes de classe sur divers fronts et autour de diverses fractures, suivi d’une séance de questions-réponses avec Steff Huì Cí Ling.
very abstract and a little bit harsh : Le processus de travail et le syndicat est une discussion issue d’une recherche collaborative avec Steff Huì Cí Ling, écrivaine et chercheuse basée à Vancouver (xwməθkwəy̓əm Musqueam, Skwxwú7mesh Squamish et Səl̓ílwətaʔ / Selilwitulh / Tsleil-Waututh) sur l’évolution des luttes syndicales dans le secteur des arts et de la culture. La discussion portera sur l’art, le travail, la spéculation immobilière, le Conseil des arts du Canada, ainsi que sur des observations provenant de la base syndicale.
Rejoignez-nous cette 3e édition de Flux Festival qui propose un après-midi d’écoute, de discussion et performances. La journée début avec le lancement de la publication A Year of Deep Listening: 365 Text Scores for Pauline Oliveros éditée par Stephanie Loveless. Nous suivrons avec nos invités d’exception, Ras Burnett et Ben Young, de la bibliothèque d’archives de jazz new-yorkaise Crossing Tones qui animeront une séance d’écoute de jazz en présence du légendaire tubiste de jazz Bob Stewart.
Événements passés
Collective Collective invite les travailleur·euse·s du milieu culturel et les artistes à rédiger collectivement les conditions générales auxquelles on aimerait s'en tenir lorsque l'on travaille avec des institutions, en tant que travailleur·euse·s BIPOC, organisateur·rice·s radical·e·s et artistes-parent·s. En tant qu'outil permettant de négocier ce dont on a besoin, cet atelier ouvert à toustes est l'occasion de partager nos expériences au sein des institutions et de proposer des conditions générales susceptibles de contribuer à la mise en place de meilleures pratiques de travail dans notre secteur.
Cet atelier pratique aborde les thèmes de la durabilité et de l'équité matérielle dans le domaine de la céramique, en explorant l'utilisation de l'argile de récupération et la réduction des déchets. Les participant·e·s apprendront les techniques de base du travail de l'argile tout en discutant de l'accès aux ressources céramiques issues de l'exploitation minière intensive. Réservé exclusivement aux artistes PANDC, cet atelier rend hommage aux traditions ancestrales du travail de l'argile au sein de la communauté. Ensemble, nous transformerons des matériaux mis au rebut en œuvres d'art fonctionnelles, tout en créant un espace collaboratif et solidaire qui lutte contre la marginalisation dans les ateliers et le gaspillage des matériaux.
Cette performance, suivie d'un atelier participatif, explore les espaces entre l'apparence et la disparition, entre le soi et l'environnement. Les participant·e·s sont invité·e·s à enregistrer de courts gestes à l'aide d'un fond vert, qui sont ensuite projetés et réfractés à travers des miroirs tenus à la main. En redirigeant et en fragmentant ces corps projetés, l'œuvre crée des espaces « intermédiaires » dans lesquels s'installer. Les miroirs font office d'outils d'action, permettant aux participant·e·s de choisir ce qui est révélé ou dissimulé, dans un acte collectif consistant à être témoin des transformations éphémères du soi.
Le « patchwork collectif de poterie » est une évolution continue de l’atelier collectif de carreaux d’argile organisé pour la première fois lors de Montréal monochrome IX, en 2024, une série de conférences et d'événements consacrés à l’exploration de pratiques artistiques atypiques et collaboratives. Chaque participant·e à l’atelier se voit remettre un carreau d’argile humide qu’il sculpte, grave et texturise afin de représenter qui il est et où il en est dans son parcours. Le « patchwork céramique collectif » est une évolution continue de l’atelier collectif de carreaux d’argile organisé pour la première fois lors de Montréal monochrome IX, en 2024, un congrès qui explore des façons atypiques et collaboratives de créer de l’art. Chaque participant·e à l’atelier reçoit un carreau d’argile humide qu’il sculpte, grave et texturise pour représenter qui il est et où il en est dans son parcours.
Trespassing the Timeline est une réflexion ludique sur la manière dont la violence est véhiculée à travers les jouets et les jeux destinés aux enfants et aux jeunes publics. Les armes-jouets, les munitions et les coffrets de jeu qui reproduisent l’imagerie des institutions d’autorité deviennent les principaux objets d’interaction entre l’artiste et le public. Qu’est-ce qui vient en premier ? L’histoire de guerre, la propagande, le sauveur héroïque, le terroriste, la chasse à l’homme ? En juxtaposant l’innocence apparente du jeu à la violence armée, à l’autorité de l’État et à la déportation massive d’immigré·e·s, la performance s’interroge sur la manière dont ces récits deviennent familiers avant même d’être compris.
Dans cette causerie, Daniela Andrade et fern revisitent le rôle du P(B)ajubá dans la formation des identités LGBTQIAPN+ au Brésil tout en réfléchissant à l'importance de préserver et de protéger son héritage travesti. En plaçant les savoirs trans et travestis au cœur de la discussion, iels abordent les enjeux éthiques de la collaboration, de la transmission culturelle et de l'inclusion. En tant que patrimoine linguistique afro-trans, le p(B)ajubá propose une manière de comprendre le monde qui remet en question les modes coloniaux de production du sens, invitant le public à réfléchir aux formes de savoir qui émergent des communautés historiquement reléguées aux marges.
SWIRL/SADDLE est une lecture-performance qui reprend des textes trouvés — des procès historiques, des descriptions de vidéos sur Pornhub, des articles universitaires sur le déplacement, les insectes, les cauchemars et les « raids haineux » en ligne — afin de dénoncer la déshumanisation, la fétichisation et la mythification des femmes noires et des personnes de présentation de genre féminine.
Donnant suite à la performance du jardin des phrases-semailles présenté à Longueuil, Amanda Préval décloisonne les entrelacs d’une longue tresse afin de renouer la dimension participative à action initiale. Par la métaphore du corps-abre, iel nous offre “ce qui reste lorsqu'on oublie tout” et qu’il “ne reste plus rien”.
Dans le cadre de la onzième édition de Montréal Monochrome, cette table ronde rassemble des travailleuses culturelles de Gallery 44, de Hamilton Artists Inc., du South Asian Visual Arts Centre (SAVAC) et de l’Université OCAD, qui ont collaboré dans le cadre de Threading Frequencies, un projet de partenariat de trois ans qui s’est inscrit dans le cadre des pratiques EDIA (équité, diversité, inclusion, accessibilité) au sein des centres d’artistes autogérés, tout en s’inscrivant dans le débat public sur les mauvais traitements institutionnels infligés aux travailleur et travailleuses culturelles marginalisées.
Pour donner le coup d'envoi de cette onzième édition de Montréal Monochrome, nous commencerons par une mot d'ouverture, suivi des performances de BLK D'OR mettant en vedette Jahsun, Cabral Jacobs et Endong Egone. BLK D'OR est une exploration de l'expression libre des Noir·e·s qui recherche de nouveaux sons, l'harmonie, la dissonance et des échanges culturels authentiques. Un buffet et des rafraîchissements seront offerts.
Montréal Monochrome est une série de conférences annuelle destinée aux artistes et travailleurs culturels autochtones, Noirs et de couleur, organisée par le Comité Fabuleux d'articule. Cette 11e édition, qui aura lieu du 2 au 5 septembre 2026, s'élargira pour accueillir des invités de partout au Canada afin d'explorer notre thème : TRANSIENT.
Rejoignez-nous le vendredi 28 août pour une projection communautaire du film Satluj (2026), réalisé par Honey Trehan et mettant en vedette Diljit Dosanjh, Arjun Rampal et Geetika Vidya Olyan. Ce film biographique retrace le parcours de Jaswant Singh Khalra, militant punjabi pour les droits de l'homme. Cette projection sera l'occasion de se retrouver et d'échanger sur le film.
Cet atelier de cyanotypie éco-responsable initie les participant·e·s débutant·e·s au procédé magique de l'impression en cyanotype. Les participant·e·s découvriront comment utiliser la lumière du soleil et les éléments naturels pour créer des œuvres d'art uniques sur des sacs en coton.
Dick’s Lending Library présente son salon de lecture et la bibliothèque collective, qui auront lieu du 17 août au 30 août à articule. L'entièreté du catalogue de de Chez Dick sera également disponible pour consultation, incluant les titres (plus rares et précieux) qui ne sont habituellement pas en circulation.
Danse To Go a créé les premiers tableaux du projet Corpocalyptique en 2021 afin de réfléchir au lien entre la surconsommation et l’obsession de la perfection. Investir une vitrine permet d’explorer comment remplacer ce qui est à vendre par ce qui est à vivre. Peut-on s'arrêter devant une vitrine pour ressentir plutôt que voir ? Et si celle-ci ramenait à la connexion à soi et à l’autre, plutôt qu'à la déconnexion et au désir éphémère de consommation.
En collaboration avec articule et le Centre d'histoire orale et de récits numériques de l'Université Concordia, Super Boat People présente les œuvres d'une cohorte de quatorze participant·e·s d'origine cambodgienne, vietnamienne et laotienne qui se réapproprient le passé de leur famille par le biais de l'histoire orale et de l'art. L'exposition de vitrine d’été rassemble des réflexions personnelles, des archives, des œuvres d'art et des objets créés au cours de ce processus.
Rejoignez-nous pour un lancement de ‘The Erasure of Palestine' (2025), le fruit d’un parcours de trois ans mené par le journaliste et photographe indépendant Ahmad Al-Bazz, qui s’est donné pour mission de documenter ce qui reste des centaines de villages et de villes palestiniens dépeuplés et détruits lors de la création et de l’expansion d’Israël, de 1948 à nos jours.
Nous accueillerons plusieurs artistes membres d’articule pour la présentation de performances artistiques le mercredi 17 juin. Centrées autour du thème de notre exposition des membres, la salle de séjour, les performances individuelles de Joliz Dela Peña, José Dupuis, Tricia Enns, FERN et Vincent Lacasse vous proposent d’explorer les alentours du centre d’artistes et d’explorer de fond en comble l’espace de la galerie.
Aidez-nous à élire les futur·e·s candidat·e·s de notre conseil d'administration ! Conviviales et ouvertes au public, les assemblées générales d’articule sont des occasions idéales pour participer à des discussions qui auront un impact sur le centre, découvrir des opportunités pour les membres, et d’obtenir ou de renouveler votre statut de membre!
articule invite ses membres à transformer l’espace de la galerie en salle de séjour, avec tout ce que cela implique : un lieu de rencontre, un lieu où rassembler nos affaires, un lieu où la vie s’épanouit !
Sineh-be-Sineh : Réinventer les traditions orales est un atelier pratique bilingue dans lequel Naghmeh Sharifi invite les participant·es à explorer comment la mémoire, le récit oral et le patrimoine culturel peuvent être préservés et réinventés grâce à des outils numériques accessibles.
Le vendredi 8 mai 2026 à 17h, les finissant∙e∙s du programme de Sciences, Lettres et Arts vous invitent chaleureusement à leur évènement Multus: le vernisSLAge au centre d’artistes articule. Dans le cadre de leur cours Intégration et création, chacune des huit équipes a réalisé un projet multidisciplinaire intégrant des notions acquises tout au long de leur parcours collégial.
Un atelier d’immersion où les participant·e·s sont invité·e·s à se frotter aux sons, textures et odeurs de l’exposition. Par l’écoute, le toucher et le mouvement, chacun·e active son corps comme outil de perception pour co-créer une performance collective, sensible et éphémère.
Inspiré de l’art ancien de la divination par la cire, cet atelier invite à faire fondre, verser et observer. Les formes aléatoires qui émergent deviennent des supports d’interprétation, ouvrant un espace intuitif pour imaginer, projeter et raconter un futur rêvé.
Un atelier de cuisine et de dégustation centré sur les algues, où les participant·e·s explorent une diversité de textures, de saveurs et de gestes. À travers la préparation et la dégustation, il s’agit d’entrer en relation avec ces matières marines, d’en découvrir les potentialités sensorielles et de déplacer notre rapport au comestible.
S.C.R.A.P.S. est un atelier de scrapbooking et de travail collaboratif d'une heure et demie animé par Yuki Kéké Tam. Les participant·e·s seront invité·e·s à fouiller dans des archives d'articule et à créer des collages et des images en toute liberté. Chacun·e pourra choisir de travailler de manière autonome ou en collaboration avec d'autres et est invité·e à apporter ses propres documents d'archives. Cette activité met l'accent sur la mémoire, le jeu et la construction de sens. Des collations et du thé seront proposés.
articule invite ses membres à transformer l’espace de la galerie en salle de séjour, avec tout ce que cela implique : un lieu de rencontre, un lieu où rassembler nos affaires, un lieu où la vie s’épanouit ! Nous souhaitons que cet espace devienne un cadre propice aux activités, un lieu imprégné des traces de notre engagement.
Atelier Archiver le sensible: les participant.es seront invité.es à créer des artéfacts sensoriels, archives de leur expérience d'un lieu- à partir de bioplastiques et d'éléments organiques récoltés par l'artiste.
Ce projet explore une généalogie queer et décoloniale à partir de récits sensoriels liés aux territoires traversés entre la Martinique et le Québec. À travers une installation immersive et évolutive mêlant son, texte, bioplastiques, objets organiques et images, l’artiste propose un laboratoire vivant où fiction spéculative, méditation guidée et récits aquatiques s’entrelacent.
Soupe de patates imprimées est un atelier de deux heures consacré à l'impression et à la cuisine, animé par Melanie Garcia et Yuki Kéké Tam. Les participant·e·s commencent par graver de petits motifs sur des tranches de patates. Ces matrices serviront à réaliser de petits travaux imprimés en relief à l'aide d'encre comestible à base de soja. Elles seront ensuite coupées et utilisées dans la préparation d'une soupe aux poireaux et aux patates. L'atelier est axé sur l'alimentation, le jeu et la collaboration communautaire, et se terminera par un repas facultatif et une réflexion.