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Argile Re:cueillie — Montréal Monochrome XI

  • articule 6282 Rue Saint-Hubert Montréal, QC, H2S 2M2 Canada (map)

Babita Sharma

© Crédits photographiques : Babita Sharma, 2026.

Argile Re:cueillie
— Montreal Monochrome XI — TRANSIENT

Atelier participatif animé par Babita Sharma.
Le dimanche 6 septembre 2026 de 13h30 à 16h.
Cet atelier est organisé exclusivement comme un espace dédié et d’affinité pour les participant·e·s BIPOC (Noirs, Autochtones et personnes de couleur).

Montréal Monochrome est une série de conférences annuelles destinée aux artistes et aux travailleur·euse·s culturel·le·s autochtones, Noirs et de couleur, organisée par le Comité Fabuleux d'articule. Cette 11e édition, qui se tiendra du 2 au 6 septembre 2026, s'élargira pour accueillir des invité·e·s de partout au Canada afin d'explorer notre thème : TRANSIENT. Détails sur cette édition de Montréal Monochrome et programme complet.


Cet atelier aborde les thèmes de la durabilité environnementale, de l’équité matérielle et du renforcement communautaire dans le cadre des arts de la céramique. La production céramique traditionnelle génère souvent des déchets excessifs et repose largement sur des matériaux issus de l’exploitation minière, très gourmands en ressources. Ce projet s’attaque directement à ces impacts environnementaux tout en ouvrant un débat critique sur l’accès : qui a le droit d’utiliser ces matières premières, pourquoi tant d’argile utilisable est jetée, et comment les déchets d’atelier peuvent être redistribués à des artistes disposant de ressources limitées.

Au cours de cette session d’une journée, les participant·e·s travailleront concrètement avec de l’argile récupérée et des matériaux céramiques recyclés. À l’aide de techniques de base de modelage à la main et de mise en forme, les créateur·rice·s exploreront comment transformer et réutiliser des masses d’argile mises au rebut pour en faire des pièces finies. Au-delà de la technique, le temps passé en atelier est organisé de manière à encourager le dialogue autour des pratiques d’atelier durables, des circuits locaux de matériaux et de l’éthique de l’extraction des ressources dans le domaine des arts.

Afin de s’attaquer aux barrières historiques présentes dans les espaces de céramique traditionnels, cet atelier est organisé exclusivement comme un espace dédié et d’affinité pour les participant·e·s BIPOC (Noirs, Autochtones et personnes de couleur). Bien que de nombreuses traditions céramiques mondiales aient vu le jour au sein de communautés autochtones et non occidentales sous forme de pratiques communautaires et partagées, les artistes BIPOC ont historiquement été confronté·e·s à une exclusion systématique des ateliers modernes et à des coûts de matériaux élevés.

En associant des matériaux de récupération à un environnement ancré dans la culture, le projet réaffirme l’argile comme un support partagé et accessible. Les participant·e·s acquièrent des compétences pratiques en matière de pratiques céramiques respectueuses de l’environnement, tissent des liens autour d’histoires communes et s’inscrivent dans un mouvement plus large vers une création artistique circulaire et centrée sur la communauté.


Artiste

Babita Sharma (née en 1991) est une artiste multidisciplinaire issue de la diaspora sud-asiatique, née à Matsqui (Máthexwi), en Colombie-Britannique, et vivant actuellement à Tiohtiá:ke (Montréal). Travaillant principalement avec des techniques mixtes et la céramique, sa pratique explore l’identité, la mémoire et l’appartenance à travers le prisme de son expérience en tant que Canadienne de première génération et fille d’immigrés punjabis. Son travail examine les intersections entre les histoires personnelles et les paysages émotionnels façonnés par la vie en diaspora.

Profondément engagée dans le développement communautaire et le changements systémiques, Sharma considère la conservation comme un prolongement de sa pratique artistique. Elle voit dans la conservation un outil visant à renforcer l'autonomie, à favoriser le dialogue et à donner plus de poids aux voix sous-représentées. En 2018 et 2020, elle a organisé « WOC » et « In Her Own Image », des initiatives destinées à valoriser les femmes de couleur tout en explorant des récits spirituels, culturels et identitaires. Ces projets soulignent son engagement en faveur de la narration collective et de la création d’espaces où les perspectives marginalisées sont mises à l’honneur.

Le travail de Sharma s’appuie sur des recherches continues autour des thèmes liés à la diaspora et a bénéficié du soutien du Conseil des Arts du Canada. Elle a étudié les arts plastiques au Langara College, où elle a développé une approche multidisciplinaire fondée à la fois sur la réflexion conceptuelle et la recherche matérielle. Sa pratique s’enrichit d’expériences internationales, notamment des résidences en Argentine et à Mumbai, qui ont approfondi son engagement auprès des communautés artistiques mondiales et du dialogue interculturel.

Parmi ses expositions récentes, citons celles organisées à la Galerie Erga, à la Galerie 1040 et à l’Atelier Galerie 2112. 


Programme

Mercredi 2 septembre 2026

Soirée d’ouverture et performances
— À partir de 17h30 : présentée par BLK D’OR, avec Jahsun, Engone Endong et Cabral Jacobs.

Jeudi 3 septembre 2026

Fréquences Filées : table ronde
— À 13h30 : avec la participation des responsables de centres d’artistes : Abedar Kamgari (SAVAC), Sanaa Humayun (Hamilton Artists Inc.) et Alana Traficante (Gallery 44), animée conjointement par les chercheuses Madeline Collins et Suzanne Morrissette (Université OCAD).

Débat ouvert
— À 15h : Discussion ouverte, dans la continuité des thèmes abordés lors de la table ronde ; tous les participant·e·s sont invité·e·s à contribuer à cette discussion ouverte.

Performance
— À 18h30. Amanda Préval — Ce qui reste…

Performance
— À 19h : Dani Carter — SWIRL/SADDLE.

Vendredi 4 septembre 2026

Discours d’ouverture (FR)
— À 17h30 : en compagnie de Daniela Andrade et Fern — p(B)ajubá e a proteção de pessoas trans e travestis. Conversation en français, une traduction en anglais en direct sera offerte.

Performance
— À 19h : Joliz Dela Peña — Trespassing the Timeline

Samedi 5 septembre 2026

Patchwork de poteries participatif II
— À 13h30 : atelier clé. atelier animé par Laura Leong

Performance et atelier participatif
— À 18h : Sabina Gámez Ibarra — Desire Paths

Dimanche 6 septembre 2026

Conditions générales : atelier et discussion
— À partir de 13h30 : un atelier et une table ronde animés par Collective Collective et Parker Mah

Argile Re:cueillie
— À 13h30 : Atelier avec Babita Sharma

Trois artistes présenteront leurs oeuvres installatives durant Montréal Monochrome : Maya Amoah, Nathalie Batraville et Anna J. McIntyre.


TRANSIENT

TRANSIENT fait référence à ce qui circule sous pression : les corps diasporiques, les langues minoritaires, les archives instables, les pratiques trans/queer et racialisées qui résistent aux régimes de fixation, de mesure et de catégorisation. Contre les logiques coloniales, institutionnelles et statistiques qui réduisent les différences à des acronymes, des mesures ou des récits singuliers, TRANSIENT met en avant des formes de connaissances relationnelles, incarnées et collectives. Il crée un espace où l'identité est comprise comme un processus plutôt que comme un fait stable, où la mémoire est activée par l'usage et le geste et où le mouvement devient une stratégie de survie, de soin et de renouvellement continu.

TRANSIENT (Transitoire) désigne une condition située, façonnée par le mouvement, les contraintes et le contexte politique. Il ne s'agit ni d'un état temporaire ni d'une mobilité pour elle-même, mais d'un mode d'existence qui se forme dans cet entre-deux : entre apparition et disparition, intérieur et extérieur, visibilité et effacement. Peut-être nous retrouvons-nous toustes là, dans cet état liminal, flou et fluide, de manière momentanée ou temporaire. Qu'avons-nous fait pendant ce temps ?


Montréal Monochrome est une conférence annuelle organisée par le Comité fabuleux (anti-oppression) d'articule. Elle aborde la mauvaise et la sous-représentation des personnes autochtones et racisées dans le milieu des arts actuels montréalais. L'événement vise à imaginer et à nourrir des liens nouveaux ou déjà existants, des solidarités et des amitiés entre les artistes, penseureuses, travailleureuse·s culturel·le·s autochtones et les alliée·s racisé·e·s. Sont invité-e-s à soumissionner: les artistes, les travailleureuses culturel-le-s, les chercheureuses les organisateurices communautaires et toute autre personne intéressée. Les propositions sélectionnées pourront prendre la forme d’ateliers, de tables rondes, de débats, d’œuvres collectives, d’actions dans l’espace public, d’interventions, de performances, de manifestations, de rassemblements éclairs, entre autres.


Le Comité fabuleux est un espace pour les membres d’articule Noir·e·s, autochtones et/ou racisées, ainsi que pour les membres queer et/ou trans, Noir·e·s, autochtones et/ou racisé·e·s, afin de se rassembler, d’avoir un espace où prendre soin des un·e·s les autres, d'échanger des idées, de partager leur pratique et de voir ensemble des œuvres artistiques. Les activités du Comité fabuleux changent en fonction des besoins et des désirs des membres.


L'édition 2026 de Montréal Monochrome est rendue possible, en partie, grâce au gouvernement du Canada et au soutien de la Fondation canadienne des relations raciales.

La Fondation canadienne des relations raciales (FCRR) s'efforce avant tout de sensibiliser la population aux causes et aux manifestations du racisme au Canada. La fondation oeuvre à renforcer le tissu social au Canada en aidant, soutenant et rassemblant les groupes et les organismes communautaires grâce à des subventions, des services et un réseau de partenaires dans le milieu de la recherche, dans les secteurs privé et communautaire.


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